• APPEL A FAIRE DU 04 AVRIL UNE MANIFESTATION DE FORCE ET DE DETERMINATION POUR L'ABROGATION DU CPE

     

    LA DECISION DE CHIRAC EST INACCEPTABLE ET D'UNE GRANDE HYPOCRISIE

    La promulgation de la loi repose sur une grande provocation et un soutien à l'orgueil démesuré d'un Villepin l'aristrocate !

    Il faut se méfier du pseudo sauveur Sarkozy qui s'emploie à desamorcer le mouvement par le jeu des voltes faces !

    Comment peut on faire croire que l'on va discuter sans tabou et trouver la déclaration de Chirac sage et bienvenue !

    Seule une grande réussite de la journée du quatre avril peut renforcer le rapport de Force et imposer aux parlementaires comme préalable l'abrogation de l'article 8 instituant le CPE!

    La décision du conseil constitutionnel prise par des femmes et hommes désignés par CHIRAC , Le président de l'Assemblée nationale  et du Sénat  est en contradiction avec la jurisprudence du dit conseil puisque le CPE est discriminant vis à vis des jeunes .

    En outre , il apporte une réserve de taille que les médias ont ignorés à savoir , les Patrons devront apporter aux juges du contrat le motif réel du licenciement ! Donc la loi du CPE est en contradiction sur ce point !

    Tous mobilisés le 4 avril : les appels à manifester par département et les lieux de rendez-vous 

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    Après deux mois d’une mobilisation exceptionnelle, le Président de la République avait la possibilité de répondre à l’exigence de retrait du Contrat Première Embauche, pour permettre d’ouvrir un véritable dialogue sur les questions fondamentales de l’emploi, de la précarité, de la situation de la jeunesse.

    En annonçant la promulgation de la loi, le Président endosse le passage en force de Dominique de Villepin et prend la responsabilité de prolonger la crise.

    Il prétend avoir écouté les jeunes et les salariés, mais il ne les a pas entendus. Il s’est contenté de répéter les arguments avancés par le Premier ministre pour justifier le CPE, que l’immense majorité du pays rejette.

    En annonçant l’ouverture d’un nouveau débat au Parlement pour aménager les deux dispositions centrales du CPE, le Président confirme la volonté d’installer un contrat de travail pour tous les jeunes de moins de 26 ans, dérogatoire aux droits des salariés.

    Il y a donc encore plus de raisons de conforter l’unité et d’amplifier la mobilisation, dès le 4 avril prochain, avec des arrêts de travail, des grèves et des manifestations.

    Il faut mettre à profit le débat qui doit s’ouvrir au Parlement pour accentuer la pression et gagner le retrait du CPE.


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  • 60APRES   LE PROGRAMME DU CONSEIL DE LA RESISTANCE EST TOUJOURS D'ACTUALITE

    60 Après , Remise en cause de la Sécurité Sociale , Des médias concentrés entre les mains des LAGARDERE , DASSAULT , PINAULT, L'appel des résistants ayant participé à l'élaboration du programme du Conseil National de la Résistance est d'une grande pertinence dans un combat contre le CPE et la casse sociale du pouvoir actuel!

    L'appel des résistants

    Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

    Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d' accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

    Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques " , droit à la culture et à l'éducation pour tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l' Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

    Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau " Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

    Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

    Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
    « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ».

    Signataires

    Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.


    pour la vidéo de l'appel des signataires cliquez ici


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