• Royal porte le "seul projet" qui s'oppose à celui de Sarkozy

    Je ne résiste pas à reprendre l'éditorial de Jean Marie Colombani, Président du Directoire du Monde , et qui a le mérite et l'intelligence de poser le véritable problème .




    e président du directoire du Monde, Jean-Marie Colombani estime que le projet de Ségolène Royal est le "seul" à s'opposer à celui de Nicolas Sarkozy et à s'appuyer sur une force politique en mesure de gouverner, dans un éditorial à paraître dans le Monde daté de vendredi.

     

    "Le 22 avril 2007 ne peut pas, ne doit pas ressembler au 21 avril 2002" : au soir du premier tour, doivent être réunies les conditions d'une "claire et grande confrontation" entre deux projets de société, avertit le directeur de la publication du Monde dans cet éditorial intitulé : "Impératif démocratique".

    "De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même", écrit-il.

    "Il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix", juge-t-il.

    Traditionnellement dans un scrutin présidentiel, "l'adage veut qu'au premier tour on choisisse et qu'au second on élimine". "Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second", poursuit-il.

    "En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal", poursuit l'éditorialiste.

    Selon M. Colombani, la campagne du candidat UDF François Bayrou, principalement axée sur l'idée d'une recomposition politique, revient de sa part à "spéculer sur un enchaînement miraculeux autant qu'improbable".

    M. Colombani estime également que Nicolas Sarkozy a "franchi la ligne jaune" à deux reprises durant la campagne, en lançant l'idée d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale et en évoquant une origine génétique pour la pédophilie et le suicide.

    P.S.Il faut espérer qu'en éliminant au premier tour , les Français auront enfin un véritable choix de société au deuxième tour entre la gauche et la droite !

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  • La politique de Sarkozy ne va pas favoriser les Français qui se lèvent tôt pour travailler ou chercher un boulot, mais financer encore et encore une certaine France, minoritaire, la France qui s'enrichit en dormant. Qui va y gagner, avec Sarkozy ? Les riches, les rentiers, les héritiers, les bailleurs, les habitants de Neuilly. Mais nous, simples salariés, travailleurs, employés, bref la grande majorité des électeurs, avons tout à y perdre

     

    Le projet de Nicolas Sarkozy, c'est « travailler plus pour travailler plus ». Travailler plus, c'est autant de suicides au travail en plus, autant d'accidents du travail et de stress supplémentaires, c'est la porte ouverte à l'épidémie de troubles musculo-squelettiques. Augmenter encore et toujours la charge de travail des salariés est un non sens, au moment où 6 millions de personnes cherchent un emploi ou de meilleurs conditions de travail.

    Au même moment, Sarkozy annonce la défiscalisation de 95 % des héritages, un « bouclier fiscal » qui limiterait l'impôt global à 50 % du revenu et une baisse des prélèvements obligatoires de 68 milliards chaque année. Cet argent manquera forcément quelque part, mais où ? En baissant les minima sociaux, en diminuant les logements sociaux, en coupant les crédits des hôpitaux, des collèges, de la recherche, de la santé ? Ce sont les plus pauvres qui vont trinquer !

    On constate d'ores et déjà les effets de cette politique, que ce soit en termes d'insécurité, de montée des fractures, d'aggravation de la précarité ou de creusement de la dette, de concentration des pouvoirs. Avec Sarkozy, c'est tout le tissu social qui va se déchirer. S'il est élu le 6 mai 2007, la France d'après se réveillera avec une sacrée gueule de bois.

    Si les medias ne le disent pas ou ne peuvent pas le dire, nous le dirons.

    « Travailler plus pour gagner plus » : Nicolas Sarkozy propose d'accroître le pouvoir d'achat des Français en leur permettant de travailler plus. Sans revenir formellement sur la durée légale du travail, il souhaite encourager les heures supplémentaires en les exonérant d'impôts et de charges. C'est une escroquerie.

    §        Les heures supplémentaires ne sont pas choisies par les salariés

    Elles sont imposées par leurs employeurs. C'est la réalité du monde du travail, il est donc illusoire de présenter cette mesure comme une nouvelle marge de manœuvre pour les salariés.

    §        Les heures supplémentaires ne coûtent déjà pas très cher.

    Depuis la loi Fillon de 2003, les employeurs peuvent imposer 220 heures supplémentaires par an à leurs salariés. Le supplément de salaire n'est que de 25 % (et de 10 % dans les entreprises de moins de 20 personnes et en cas d'accord d'entreprise). Surtout, grâce à l'annualisation du temps de travail, les semaines de 45 heures, compensées par des semaines moins chargées, ne donnent pas lieu à des revenus supplémentaires.

    §        L'exonération de charges sur les heures supplémentaires va creuser les déficits.

    Les cotisations constituent des salaires différés, qui servent à payer les prestations de protection sociale. Soit ces prestations diminueront faute de financement, et les salariés perdront en protection sociale ce qu'ils ont gagné en salaire. Soit les cotisations sociales augmenteront sur les heures non-supplémentaires, et les salariés perdront en cotisations ce qu'ils gagnent en salaire.

    §        L'exonération de charges sur les heures supplémentaires va accentuer la fraude 

    Le problème est que ces heures pourraient bien être en grande partie fictives... Les employeurs comme les employés auront en effet intérêt à déclarer un grand nombre d'heures supplémentaires détaxées (difficiles à contrôler) plutôt que d'augmenter la rémunération des heures normales. La durée effective du travail et le revenu n'auront pas bougé, l'effet sur l'emploi sera vraisemblablement nul, mais le coût fiscal à terme potentiellement très important.

    §        Les heures supplémentaires aggravent le chômage.

    Au lieu d'embaucher, une entreprise qui ferait face à un surcroît d'activité augmenterait son volant d'heures supplémentaires. Cela n'augmente pas le travail effectué, cela augmente le chômage. Ces derniers temps, la durée du travail pour un emploi normal a très peu baissé : avec les heures supplémentaires, la durée réelle du travail est aujourd'hui de 38,8 heures en moyenne, pour un emploi à plein temps (Insee juillet 2003). C'est donc un « partage du travail » assez sauvage qui s'est mis en place : 3 millions de personnes font 0 heure par semaine (les chômeurs), 19 millions travaillent plein pot (souvent trop), 4 millions sont à temps partiel (via les CDD ou l'intérim).

    §        Les heures supplémentaires dégradent les conditions de travail.

    Les heures supplémentaires, c'est l'assurance que les troubles musculo-squelettiques, les accident du travail, le stress et les suicides en entreprise ont de beaux jours devant eux.

     

    Une mesure en cohérence avec le projet sarkozyste 

     

    Le projet de Sarkozy va à l'encontre de la solidarité nationale, qui prévoit une baisse des prélèvements obligatoires de 4 points de PIB (soit 68 milliards d'euros), le non-remplacement de la moitié des fonctionnaires, la défiscalisation de 95 % des héritages, la déduction des impôts des intérêts sur les emprunts immobiliers, et un « bouclier fiscal » qui limiterait l'impôt global à 50 % du revenu (contre 60 % aujourd'hui).

     §        Baisser le seuil du bouclier fiscal de 60 % à 50%

    Aujourd'hui, parmi les 93 000 personnes concernées, pour les 16 000 qui ont un patrimoine très important, bien au-delà des 750.000 euros de biens, ce sont 350 millions d'euros qui seraient reversés dans le cadre du bouclier fiscal actuel, soit 22 000 euros par foyer fiscal.

    Le rabaissement de ce bouclier, déjà très inégalitaire, à 50 % va surtout profiter aux 16 000 personnes au patrimoine élevé qui pourront voir leur remboursement, déjà conséquent, multiplié par deux. Le nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal va aussi augmenter. Ainsi, serait désormais éligible un célibataire gagnant 100 000 euros avec un patrimoine de 3 millions d'euros. Bref, cet élargissement ne va pas concerné les classes moyennes, mais les riches. La mesure coûterait 2 milliards d'euros à l'Etat selon le Snui, soit près de la moitié des recettes de l'ISF.

     §        Déduire jusqu'à 50 000 euros du montant de l'ISF pour ceux qui investissement dans une PME

    L'impôt de solidarité sur la fortune concerne les 450 000 foyers qui disposent d'un patrimoine d'une valeur supérieure à 750 000 euros. Le taux d'imposition se situe entre 0,55 % et 1,8 % du montant total du patrimoine, pour un montant moyen de 7 500 euros, mais 86 % des assujettis à l'ISF ne paient que 1.100 euros en moyenne. Bref, l'ISF ne coûte cher qu'à une minorité de très riches.

     

    La mesure de Sarkozy revient à exonérer totalement la quasi-totalité des redevables de l'ISF puisque le plafond de 50 000 euros correspond à un patrimoine taxable de 6 millions d'euros, englobant 98% des contribuables à l'ISF. Additionnée au bouclier, elle aurait pour résultat de quasiment supprimer l'ISF.

     

     §        Baisser de quatre points les prélèvements obligatoires

    Les  impôts, taxes et cotisations sociales représentent 43,5% du PIB. Baisser de 4 points de PIB les prélèvements obligatoires supprimerait 68 milliards d'euros de recettes, soit 2 000 euros rendus par foyer et par an, et 4 900 euros par foyer si on s'en tient à la France qui travaille.

    Où trouver cet argent ? En baissant les minima sociaux, en diminuant les logements sociaux, en coupant les crédits des hôpitaux, des collèges, de la recherche, de la santé ? Pour compenser cette perte de revenus, Nicolas Sarkozy évoque le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les gisements que représentent les budgets consacrés aux préretraites et à la formation professionnelle et le fait qu' « il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d'activité ».

     §        Déduire de l'impôt les intérêts d'emprunt immobilier 

    Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique et de la stratégie à Exane BNP-Paribas, explique que “cette mesure est inefficace, coûteuse et inégalitaire. Cet expédient pèsera annuellement plus de 2,5 milliards d'euros sur les finances publiques. Il relancera l'inflation des prix de l'immobilier qui s'apaisait. Ce que les ménages gagneront au plan fiscal, ils le perdront au niveau des prix. La situation des particuliers primo-accédants se sera encore dégradée : en prenant tous les risques, ils acquièrent des biens toujours plus chers, avec une dette de plus en plus lourde. (...) Cette mesure ne fera qu'enrichir la rente immobilière, c'est-à-dire les ménages aisés et toute la chaîne des banquiers, notaires, marchands de biens et autres agences immobilières...”

     §        Supprimer l'impôt sur les successions

    Cet impôt, qui n'est prélevé que sur une partie des biens transmis par une personne à une autre, ne concerne qu'une minorité de contribuables (140 000 successions sur 537 000 décès en 2005). Mais sa suppression coûterait 7 milliards d'euros.


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  • Ségolène Royal en réunion publique à Besançon.

    "Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, de crédibilité. Comment peut-il être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait ?".

    Ségolène Royal rappelle que Nicolas Sarkozy, a "promis des choses invraisemblables" aux salariés d'Airbus qu'il a rencontrés le même jour à Toulouse. "
    M. Forgeard est parti avec la caisse: il leur a dit qu'il n'était pas d'accord , que tous les emplois seront maintenus. Mais qui était au pouvoir lorsque M. Forgeard a été nommé ? C'est M. Sarkozy ! Qui était au pouvoir quand le gouvernement actionnaire l'a autorisé à partir avec une cassette de huit millions d'euros? C'est M. Sarkozy ! Qui a osé nous répondre que l'Etat ne pouvait rien faire quand le plan de suppressions d'emplois a été connu ? Qui a autorisé en tant qu'actionnaire le plan Power 8?"

    Elle estime que la méthode du candidat de l'UMP est "une méthode faite de brutalité, de mensonge, de ruptures, de fractures", lui opposant "la force sereine d'un changement efficace". Nicolas Sarkozy, représente "un Etat soumis au Medef, aux groupes financiers". "Moi, je veux être garante d'un Etat impartial qui diminuera son train de vie et garantira le pluralisme des médias".

    Ségolène Royal dénonce "cette insupportable théorie où on va débusquer le gène de la pédophilie ou de la délinquance. Les pédophiles doivent se voir reconnaître leur responsabilité. Ils ne sont pas malades, ils sont des prédateurs d'enfants. Donc, ils doivent être poursuivis et condamnés en tant que tels".

    Elle revient sur son "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés, l'appelant, "contrat nouvelle chance". Ce contrat, "nous le ferons". Dans une ville rendue célèbre par le conflit des horlogers de Lip il y a bientôt trente ans, elle rend hommage aux ouvriers qui "ont défendu leur outil de travail avec acharnement, avec audace" en continuant de travailler et de produire en occupant leur usine.

    Pour rééquilibrer les rapports Nord-Sud et "réformer profondément l'aide au développement", Ségolène Royal prône "l'instauration d'une taxe sur les opérations financières".

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  • Info Obs Une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude.

     

    Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen (Reuters)

    Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen (Reuters)

     

    La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d'une enquête confidentielle sur l'état de l'opinion qui annonce l'élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l'opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour.
    Déflagration

    Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d'une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l'Intérieur. Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National.

    Cette information, que la place Beauvau ne peut révéler, pourrait provoquer une déflagration politique. Certains informateurs précisent que l'annonce d'une défaite possible de la candidate socialiste au premier tout pourrait réveiller les indécis et les encourager à retourner vers un vote en sa faveur dès le premier tour. "Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n'ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage, souligne un fonctionnaire des RG. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal..." S.R.

    MOBILISONS NOUS POUR AVOIR UN VRAI CHOIX AU DEUXIEME TOUR     PLUS QUE JAMAIS VOTONS UTILE !

     


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  • François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, juge que le projet de "contrat première chance" proposé par Ségolène Royal pour les jeunes sans qualification est une "démarche intéressante" qui "va dans le sens" de ce que le syndicat avait proposé après l'échec du CPE.

    "Qu'on permette une découverte professionnelle à des jeunes avant qu'ils entrent dans une démarche d'alternance ou un contrat de travail, c'est une démarche intéressante", a-t-il déclaré à Reuters.

    "C'est un bon et un vrai sujet de négociations demain avec un futur gouvernement quel qu'il soit", a-t-il ajouté, précisant que le projet de la candidate socialiste à l'élection présidentielle "va dans le sens de ce que la CFDT avait proposé après le CPE".

    Ségolène Royal a suggéré que les pouvoirs publics financent pendant un an la totalité du salaire et des charges d'un jeune de plus de 16 ans sans qualification embauché dans une très petite entreprise des secteurs du commerce ou de l'artisanat.

    Le dispositif prendra la forme d'une convention signée entre le jeune, l'entreprise et la région. Après une phase préliminaire de trois mois, le bénéficiaire pourra signer un CDI, un contrat de professionnalisation ou un contrat d'apprentissage.

    Des organisations de jeunes et des partis de gauche s'étaient inquiétés d'un projet qualifié par certains de "CPE de gauche". Le syndicat étudiant Unef et le Mouvement des jeunes socialistes avaient fait part de leur soulagement en apprenant qu'il ne s'agissait pas de créer un nouveau contrat.

    "Ce n'est pas un CPE bis comme le disent certains, ce n'est pas un contrat de travail comme le disent d'autres, c'est un parcours d'insertion dans l'emploi", a estimé François Chérèque.

    Le secrétaire général n'a pas souhaité commenter les détails du projet, comme la prise en charge totale du salaire et des charges ou les contreparties demandées aux entreprises, estimant qu'ils relevaient de négociations entre les partenaires sociaux.

    "Je souhaite que toutes les propositions qui sont faites pendant la campagne en restent au stade de propositions et que tout ça soit soumis à la négociation entre partenaires sociaux comme le prévoit la loi sur le dialogue social", a-t-il expliqué.

    En présentant vendredi dernier le rapport sur le "contrat première chance" qu'elle a remis à Ségolène Royal, la sociologue du travail Dominique Méda avait expliqué qu'elle considérait ce texte comme une "note d'orientation" qui serait soumise à la conférence sur l'emploi que la candidate souhaite organiser dès son éventuelle élection à l'Elysée


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